Du hasard à la synchronicité : quand le temps devient lisible

Et si ce que nous appelons hasard n’était parfois que la première étape d’un sens en devenir ?

Nous parlons souvent de hasard lorsque quelque chose surgit dans nos vies sans explication apparente.
Un événement arrive, et nous disons : « c’est tombé comme ça », « il n’y a rien à comprendre ».
Le hasard est une première manière de regarder le réel. Il protège, il simplifie, il évite parfois de se confronter trop vite au sens.

Puis, sans que nous l’ayons cherché, quelque chose attire notre attention.

Une information surgit au détour d’une recherche.
Une rencontre inattendue éclaire une question ancienne.
Un détail, apparemment anodin, ouvre une piste nouvelle.

C’est ce que l’on appelle la sérendipité :
le fait de découvrir quelque chose que l’on ne cherchait pas, mais pour lequel on était, peut-être, intérieurement disponible.

La sérendipité n’est pas encore du sens.
Elle marque toutefois une ouverture du regard : le hasard pur commence à se fissurer.

Puis viennent les coïncidences.
Des événements se répondent.
Une date revient.
Un âge fait écho.
Une situation se rejoue sous une autre forme.

On ne parle pas encore de signification, mais une question s’impose :
« quand même… c’est étrange ».

La coïncidence relie ce qui, jusque-là, était séparé.
Elle invite à mettre en lien.

La synchronicité, telle que l’a formulée Carl Gustav Jung, marque un pas de plus.
Elle ne repose ni sur la causalité ni sur la croyance.
Elle apparaît lorsque un événement extérieur entre en résonance avec un vécu intérieur, à un moment précis de la vie.

La synchronicité ne se situe pas dans l’événement lui-même,
mais dans la rencontre entre l’événement et la conscience.

Tout ce qui se répète n’est pas porteur de sens.
Tout ce qui arrive n’est pas une synchronicité.
Et il n’y a rien à forcer.

Mais lorsque le regard se déplace — du hasard à la sérendipité, de la coïncidence à une possible synchronicité — le temps cesse d’être uniquement linéaire.
Il devient lisible.
Et parfois, profondément éclairant.

Peut-être est-ce cela, le véritable chemin :
non pas chercher des signes,
mais apprendre à reconnaître ceux qui, un jour, font sens.

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